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Afrique Confidentielle - Le privilège de l'exclusivité

Pour qui en doutait encore, le discours de XI JINPING est limpide : « la Chine lutte inlassablement pour se hisser au premier rang du monde ».

Pour qui en doutait encore, le discours de XI JINPING est limpide : « la Chine lutte inlassablement pour se hisser au premier rang du monde ».

Le leader chinois ne s’avance plus masqué et se pose en défenseur de l’économie ouverte et se donne pour mission de « conduire notre peuple multi-éthnique à la victoire décisive ». Un tel discours devrait être prononcé par Trump mais ce dernier n’est pas à la hauteur de sa fonction. Alors il laisse la place libre à la Chine qui ne va pas se gêner.

Les USA pourraient regretter longtemps la parenthèse Trump qui va les rétrograder sur le plan mondial, non pas d’un point de vue économique car ils ont encore une longueur d’avance sur la Chine, si on peut dire. Mais sur le plan du leadership politique et même moral ; ce qui est un comble. Car la Chine n’est pas un pays démocratique encore moins un Etat très soucieux du respect des droits de l’Homme.

En ce qui concerne le multi-éthnicisme, c’est très surprenant d’entendre Xi Jinping se présenter en défenseur d’une Chine multi-éthnique. La Chine est effectivement multi-éthnique mais n’a jamais revendiqué cet état de fait. Et a toujours promu ce qu’il faut bien appeler « le nationalisme unitaire ». Il faut se féliciter de ce changement de cap s’il devait s’enraciner dans la réalité. Pourquoi ne pas commencer par la diversité religieuse, et aussi le respect des minorités et de la culture tibétaine par exemple ?

Un tel chantier est risqué pour un pays gigantesque dont l’unité ne peut être maintenue que par un régime fort. Mais jusqu’ici la trouvaille géniale de Den Xiaoping, le père du tournant économique libéral chinois : « un pays, deux systèmes » tient la route. Et permet au parti communiste chinois(PCC) de régenter le pays et de s’appuyer sur son exceptionnel dynamisme économique.

Aujourd’hui la Chine est toujours un pays paradoxal à la fois sous-développée et riche, nucléaire, maitrisant les sciences spatiales, disposant d’une cagnotte estimée à plusieurs centaines de milliards de dollars lui permettant d’être de facto l’argentier du monde le plus puissant. Sauf si les USA décident de faire fonctionner leur planche à billets.

La Chine est par excellence le pays du casse-tête chinois car, avec un milliard 400 millions de bouches à nourrir, elle a un défi redoutable à relever. C’est aussi une chance car la marché intérieur chinois est un autre chantier économique qui pourrait booster encore le développement du pays pour des décennies.

Le 19ème congrès du PCC est devenu un événement planétaire. À juste titre !Tous les yeux sont rivés sur Pékin. Xi Jinping va rempiler pour un nouveau quinquennat. Il va renforcer son pouvoir et s’appuyer sur la lutte contre la corruption qui lui permet d’éliminer ses adversaires.

Date 18/10/2017

À 31 ans Sebastian Kurz est le nouveau chancelier de l’Autriche. En effet la tête de proue des conservateurs qui viennent de remporter les législatives va devenir le nouveau visage du leadership autrichien : jeune comme Macron et Trudeau et très ambitieux !

À 31 ans Sebastian Kurz est le nouveau chancelier de l’Autriche. En effet la tête de proue des conservateurs qui viennent de remporter les législatives va devenir le nouveau visage du leadership autrichien : jeune comme Macron et Trudeau et très ambitieux !

Mais la comparaison s’arrête là car Kurz est résolument de droite. Même s’il aura fort à faire avec les extrémistes du FPO qui arrivent en deuxième position, suivis des sociaux démocrates.

En vérité ces trois formations politiques se partagent environ 90% de l’électorat à part presque égale : un peu plus de 30% pour les conservateurs de Kurz et un peu plus de 26% pour l’extrême droite FPO et aussi pour les sociaux démocrates devancés par les extrémistes. Les résultats projetés sont les suivants : 30,2% pour les Conservateurs, 26,8% pour le FPO et 26,6% pour les sociaux démocrates.

Ces chiffres sont inquiétants car ils révèlent un véritable basculement à droite d’une société qui flirte depuis longtemps avec les idées néo-nazies. À l’évidence l’héritage nauséabond de Haider a pris racine dans le pays. Sebastian Kurz a beau être jeune et charmant ses idées sont aux antipodes de celles universalistes, humanistes et ouvertes que défend l’Europe progressiste.

Le risque est qu’il va agir en penchant de plus en plus vers l’extrême droite pour ne pas se faire déborder. Il a un modèle qui n’est autre que Trump, de l’autre côté de l’Atlantique. C’est une nouvelle déconvenue pour les progressistes européens après les législatives allemandes remportées de justesse par Merkel. Avec l’entrée spectaculaire de plusieurs dizaines de députés d’extrême-droite au Bundestag, une première depuis 60 ans. Faut-il rappeler que c’est un gouvernement conservateur qui est en place au Royaume-Uni où les extrémistes n’ont pas encore désarmé.

L’Europe est entrain de se replier sur elle-même et de céder aux chants de sirène des anti-immigrés, anti-musulmans et pro-racistes. Ces gens là sont des nazis qui n’osent pas s’affirmer parce que la loi s’y oppose ou ils ont peur d’affronter une opinion populaire encore traumatisée par les horreurs du nazisme.

Combattre cette dérive européenne est une urgence politique. Il appartient aux citoyens européens lucides et progressistes de se mobiliser et d’empêcher un retour tragique à la barbarie.

Tant il est vrai que les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Date 15/10/2017

Comme naguère l’avait fait Reagan, Trump a décidé de retirer son pays de l’UNESCO. Comme Reagan, il échouera dans cette vaine tentative de pervertir la culture universelle.

Comme naguère l’avait fait Reagan, Trump a décidé de retirer son pays de l’UNESCO. Comme Reagan, il échouera dans cette vaine tentative de pervertir la culture universelle.

Reagan menait alors un combat idéologique contre le NOMIC(nouvel ordre mondial de l’information) qui était plus un choix peu réfléchi qu’une stratégie bien ficelée. Les Etats du sud n’avaient pas les moyens(et ne les ont toujours pas) pour s’imposer dans le domaine de la communication internationale dominée par le grand capital occidental. Il est vrai que le monopole occidental est moins hyperbolique, si on peut dire, qu’auparavant.

Mais Amadou Makhtar Mbow avait pêché en surestimant ses forces. Il a été écarté de l’UNESCO. Les USA avaient fini par couper les ponts. Ils reviendront à de meilleurs sentiments plus tard. Trump en mal de sensations fortes cherche toujours à faire le buzz en jouant les fiers à bras. Avec beaucoup moins de courage et de perspicacité que son illustre devancier.

Quitter l’UNESCO c’est facile et cela ne coûte pas cher ni sur le plan politique ni sur celui de l’économie. Le monde entier va condamner la manœuvre et dénoncer la surenchère verbale selon laquelle « l’UNESCO est contre les intérêts d’Israel ». L’UNESCO a accueilli la Palestine en toute liberté, par la volonté de l’immense majorité de ses membres. Qu’Israel ne soit pas content ; c’est tant pis pour Netanyahou.

Trump fait un coup d’éclat, non pas pour faire plaisir à Israel ; mais pour isoler encore davantage son pays. Il persiste dans sa stratégie lamentable de semer désordre et confusion pour donner l’illusion à ses électeurs qu’il est « le superman des temps nouveaux ». Que les USA sont tellement puissants qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent. Ce qui est faux.

L’UNESCO va certainement connaître des difficultés financières avec le départ des USA mais va continuer. Comme lorsque Reagan avait fait le même coup. Des milliers d’organisations existent dans le monde sans la participation des USA. C’est dommage qu’un grand pays de culture comme l’Amérique quitte le temple de la culture humaniste, le lieu par excellence de célébration de l’éducation, des arts, de la paix et du dialogue des civilisations.

Trump restera comme l’un des pires présidents américains de tous les temps. Il aggrave son cas en quittant l’UNESCO. Bon débarras !

Date 12/10/2017

Le Fatah du président Mahmoud Abbas a envoyé une caravane sillonner différents pays africains dont l’Ethiopie, l’Afrique du Sud et le Sénégal(10 au total sont concernés).

Le Fatah du président Mahmoud Abbas a envoyé une caravane sillonner différents pays africains dont l’Ethiopie, l’Afrique du Sud et le Sénégal(10 au total sont concernés).

L’objectif de cette offensive politique est de contrer l’influence d’Israel en Afrique et surtout d’empêcher que son souhait de se voir accorder un « statut d’observateur à l’Union Africaine » ne soit exaucé. Le report du « sommet Afrique/israel » naguère prévu au Togo est un motif de satisfaction pour les palestiniens. Et, au vu de la situation politique surchauffée au Togo ; ce n’est pas demain la veille qu’un tel sommet y sera organisé.

Dans cette affaire, le plus important est la prise de conscience des palestiniens de la nécessité d’investir le terrain africain sur les plans politique et diplomatique. Plus rien n’est garanti dans le monde actuel. L’époque des grandes batailles idéologiques est révolue. Même si le combat pour l’équité et la justice demeure plus actuel que jamais.

Les palestiniens ont droit à un Etat souverain comme les Israéliens. Comme en a décidé l’ONU depuis toujours et que Tel Aviv fait tout pour ne pas le permettre, notamment le premier ministre Netanyahou. Au début des années 90, entre Madrid, Oslo et Washington, les négociations de paix entre Arafat et Rabin avaient beaucoup évolué et un accord global semblait à portée de main. Hélas l’assassinat du premier ministre Rabin (en 1995) a fait dérailler le processus qui depuis lors s’enlise.

L’Amérique n’est plus en mesure de jouer un rôle de premier plan dans cette affaire pour de multiples raisons : l’arrivée au pouvoir de Trump et des républicains conservateurs, l’intransigeance de Netanyahou, le manque de charisme de Abbas, les divisions profondes qui minent les Etats de la sous-région, le manque de volonté politique des uns et des autres etc…

Mais la paix a encore un chemin à prendre si tous les pays épris de paix et de justice s’engagent à l’ONU, à l’UA, en Asie, aux Amériques pour le tracer et le sécuriser.

Les palestiniens ont donc raison de prendre l’initiative diplomatique en Afrique. Il est réconfortant de constater qu’ils font des progrès remarquables dans le domaine de l’unité de leurs groupes politiques. Le récent rapprochement entre le FATAH et le HAMAS est à saluer. Il va dans le bon sens.

L’affaiblissement politique est fils des querelles intestines qui minent les pays musulmans en général et du proche et Moyen Orient en particulier. La crise israélo-palestinienne est une plaie béante qui interpelle la communauté internationale. Les Européens ont une responsabilité historique dans ce conflit et doivent prendre toute leur part à sa résolution. Ils sont aux abonnés absents et cela doit être dénoncé.

Israél n’est pas au-dessus des lois et du droit international. Critiquer Netanyahou c’est cibler une politique à courte vue. L’intérêt, à long terme, des israéliens est de vivre en paix dans leur Etat avec des palestiniens libres et souverains dans le leur.

La solution des deux Etats n’est pas seulement possible ; elle la seule viable et politiquement acceptable.

Date 08/10/2017

Les pays africains ont bénéficié de plus de 50 milliards de dollars de prêt de la part de la banque de développement de Chine (BDC) pendant les six premiers mois de l’année en cours. En effet, selon des déclarations du vice-président de la banque, Wang Yongsheng, 43 pays africains ont bénéficié des crédits de la banque durant le premier semestre de l’année 2017.

Les pays africains ont bénéficié de plus de 50 milliards de dollars de prêt de la part de la banque de développement de Chine (BDC) pendant les six premiers mois de l’année en cours. En effet, selon des déclarations du vice-président de la banque, Wang Yongsheng, 43 pays africains ont bénéficié des crédits de la banque durant le premier semestre de l’année 2017.

S’adressant aux médias aujourd’hui (jeudi), le responsable a souligné que « ces capitaux avaient été utilisés pour soutenir le développement de l'agriculture, de l'industrie manufacturière et des infrastructures ainsi que pour améliorer le bien-être des populations ».

Selon le responsable, des ententes de consultation ont également été conclues avec quelques 19 pays africains afin de leur permettre d’utiliser les avantages offerts par les prêts à long terme et des montants importants. Ces montants seront alloués au développement de ces pays et notamment de leurs marchés financiers intérieurs.

Poursuivant son intervention, le responsable, a souligné que la banque de développement de Chine a également initié « le Fonds de développement sino-africain et a lancé un prêt spécial pour les petites et moyennes entreprises africaines ». Dans le même sens, le responsable a souligné « L'encours des prêts accordés par la banque à l'Afrique s'élève à 36,8 milliards de dollars» en ce moment.

Date 05/10/2017

Le bilan de la fusillade survenue lundi lors d'un concert de musique country à Las Vegas s’alourdit. Selon les derniers chiffres révélés par les autorités américaines pas moins de 50 personnes ont trouvé la mort et 200 autres ont été blessés. De son coté, le shérif du comté de Clark, Joseph Lombardo, a parlé de « la fusillade la plus meurtrière de l'histoire des Etats-Unis ».

Le bilan de la fusillade survenue lundi lors d'un concert de musique country à Las Vegas s’alourdit. Selon les derniers chiffres révélés par les autorités américaines pas moins de 50 personnes ont trouvé la mort et 200 autres ont été blessés. De son coté, le shérif du comté de Clark, Joseph Lombardo, a parlé de « la fusillade la plus meurtrière de l'histoire des Etats-Unis ».

L'auteur de l'attaque, identifié par le shérif sous le nom de Stephen Paddock, un habitant de Las Vegas, a été abattu par la police après avoir été repéré au 32e étage de l'hôtel-casino Mandalay Bay. Agé de 64 ans, l’auteur présumé ne semble pas être connu des services de police.

Selon des déclarations des témoins, la fusillade a provoqué un vaste mouvement de foule et des scènes d’affolement parmi le public du concert et dans l'état du Nevada, connu pour ses casinos et ses hôtels de luxe. Dans des déclarations à la chaine américaine CNN, une spectatrice a souligné que « Ça a commencé comme un bruit de verre brisé. On a regardé autour de nous pour savoir ce qui se passait. Quelques minutes plus tard, on a entendu pop-pop-pop-pop. On a pensé que c’était des feux d’artifice ou des pétards. Et on a réalisé que ce n’était pas le cas, que c’était des coups de feu ».

Selon les premiers éléments de l’enquête, la colocataire du suspect abattu par la police, une femme nommée Marilou Danley, est actuellement recherchée. Quant aux circonstances de cette fusillade, elles restent floues et les mobiles du tireur sont inconnus.

Date 02/10/2017

Le premier ministre espagnol est dans le déni de réalité en affirmant qu’« il n’y a pas eu de référendum d’autodétermination en Catalogne ce jour ». Il a ajouté que « l’Etat de droit s’est imposé en empêchant la tenue du référendum ».

Le premier ministre espagnol est dans le déni de réalité en affirmant qu’« il n’y a pas eu de référendum d’autodétermination en Catalogne ce jour ». Il a ajouté que « l’Etat de droit s’est imposé en empêchant la tenue du référendum ».

L’évident est que Rajoy prend ses désirs pour la réalité car il y a bien eu référendum d’autodétermination en Catalogne et que des milliers de personnes ont voté, y compris le président du gouvernement de la province. Malgré les mesures policières : agressions contre les personnes(plus de 800 blessés comptés par les officiels catalans), les incursions musclées dans les bureaux de vote, les saisies d’urnes etc…

L’épreuve de force ternit assurément l’image de la démocratie espagnole. Pourquoi refuser la tenue du référendum ? Au Royaume-Uni, un référendum avait été organisé en Ecosse et les citoyens avaient tranché en faveur du maintien dans l’union. La démocratie exigeait de courir le risque de laisser les électeurs décider librement. En Espagne, le risque d’un vote de séparation est réel mais rien ne dit qu’il aurait gagné si le référendum était approuvé par Madrid.

Le problème est que maintenant les séparatistes catalans crient victoire et vont poursuivre sur leur lancée. Une grève générale est annoncée pour Mardi 3 octobre à l’appel d’une quarantaine d’organisations politiques, syndicales et autres. Le choix de la répression est problématique et met le gouvernement de Madrid en difficulté.

Il est vrai que la riche catalogne est une région qui compte en Espagne qui en a donc bien besoin. Une éventuelle sécession auraient des conséquences économiques importantes pour le royaume. Mais aussi politiques aussi bien en Espagne qu’en France, par exemple où vit une population catalane. Cela pourrait aussi donner des idées aux minorités autres notamment basques qui sont très engagées dans des activités séparatistes parfois violentes.

Le cas catalan en dit long sur l’état politique de l’Europe où resurgissent les vieilles divisions autonomistes que les Etats-Nations centralisateurs n’ont pu réduire. C’est un échec de la démocratie dans une certaine mesure car elle n’a pas vocation à empêcher l’expression des identités culturelles. Il est vrai qu’en Espagne les régions ont une assez large autonomie. En Allemagne aussi. Mais pourquoi dans un cas il y a volonté séparatiste et dans l’autre pas ?

Les autorités de Madrid doivent cogiter sur cette question et non jouer la seule carte de la répression. L’Europe, comme d’autres régions du monde, a accepté des « séparations à l’amiable entre tchèques et slovaques par exemple. Tout le monde sait qu’entre flamands et francophones, la Belgique est tiraillée. On n’oublie pas le nationalisme corse en France.

Que va-t-il se passer en Espagne ? Nul ne sait car l‘équation catalane est à plusieurs inconnus.

Date 01/10/2017

Tom Price, ministre de la santé jette l’éponge. Le scandale de ses utilisations abusives de voyages en jet privés l’a emporté. Il rejoint la longue liste des officiels nommés par Trump qui ont été limogés et/ou forcé de démissionner.

Tom Price, ministre de la santé jette l’éponge. Le scandale de ses utilisations abusives de voyages en jet privés l’a emporté. Il rejoint la longue liste des officiels nommés par Trump qui ont été limogés et/ou forcé de démissionner.

Jamais dans l’histoire plus que bicentenaire de la présidence américaine, il n’y a eu autant de départ précipités moins d’un an après l’arrivée aux affaires d‘un nouveau patron de la Maison Blanche. Le conseiller à la sécurité est passé à la trappe, le directeur du FBI, le chef stratégiste, le directeur de la communication, entre autres personnalités de premier plan. La Maison Blanche, sous Trump est un bateau ivre avec un capitaine qui n’en fait qu’à sa tête.

Si les ministres en charge de la Justice et des Affaires Etrangères étaient dignes ; ils auraient démissionné après des critiques insultantes de leur boss. Ou après avoir, eux-mêmes choisi de ne pas soutenir le président à la suite de ses propos racistes concernant les manifestations des « suprémacistes » blancs en Virginie.

Sessions et Tillerson ont ainsi largement entamé leur crédibilité. C’est peut-être le prix à payer pour rester à son poste avec Trump. Il faut avaler des couleuvres et renier sa propre personnalité pour subir toutes sortes d’humiliations de la part d’un homme qui ignore le mot respect.

En ce qui concerne le ministre de la santé Tom Price, il n’a récolté que ce qu’il mérite. Il a usé et abusé de l’utilisation de l’argent public et, mis devant ses propres turpitudes ; il a eu le toupet de proposer de rembourser une infime partie des sommes dépensées. Il a ajouté l’arrogance à la désinvolture. Cet homme n’aurait jamais dû être nommé ministre. Il n’a pas conscience du caractère très sensible de l’utilisation des fonds publics dans un pays très marqué par la morale puritaine. Même si il y a aussi beaucoup d’hypocrisie. La règle du jeu est d‘éviter d’être pris la main dans le pot de confiture. Le mieux est de ne même pas l’approcher. Price a joué avec le feu et s’est brûlé les ailes.

Date 30/09/2017

Enfin, le Conseil de sécurité de l’ONU met les pieds dans le plat et exige un accès humanitaire pour venir en aide aux ROHINGYAS. La situation est qualifiée de « catastrophe humanitaire et de catastrophe pour les droits de l’homme ».

Enfin, le Conseil de sécurité de l’ONU met les pieds dans le plat et exige un accès humanitaire pour venir en aide aux ROHINGYAS. La situation est qualifiée de « catastrophe humanitaire et de catastrophe pour les droits de l’homme ».

Pour la représentante US, il s’agit rien moins qu’une « épuration ethnique ». Elle a raison et Aung San Suu Kyi a tort. La « Dame de Rangoon » devrait être déchue de son prix Nobel pour avoir gardé un silence coupable avant de faire une déclaration peu courageuse sous la pression de l’opinion internationale. Cette « Mandela » d’Asie n’a pas été à la hauteur ou alors elle est profondément anti-musulmane et a essayé de le cacher pendant longtemps.

Quoiqu’il en soit ; le visage qu’elle a montré dans cette crise est hideux et révoltant. Elle a terni son image à jamais. Il faut maintenant que l’ONU passe à la vitesse supérieure pour encore sauver ce qui peut l’être. Déjà 500 000 Rohingyas ont traversé la frontière pour chercher refuge au Bangladesh, un pays très pauvre qui ne peut pas faire face.

L’urgence est d’arrêter les opérations militaires birmanes dans la zone concernée pour en permettre l’accès aux organisations humanitaires et mettre un terme au génocide. Ensuite, il faudra prendre Aung San Suu Kyi au mot en planifiant le retour sécurisé des réfugiés en Birmanie. Parce qu’autrement les Boudhistes birmans anti-Rohingyas auraient gain de cause et réussiraient l’épuration ethnique. Les musulmans Rohingyas sont birmans et ont le droit de vivre chez eux et de pratiquer librement leur culte.

Si le retour de la démocratie était une réalité ce débat ne se poserait pas ou alors il y a une complicité active des membres de la majorité boudhiste. Dans ce cas c’est la cour pénale internationale qui doit se saisir de l’affaire pour identifier les génocidaires et les traduire en justice. L’épuration ethnique en cours en Birmanie ne doit pas rester impunie. Autrement d’autres minorités en Asie pourraient être menacées.

La communauté internationale a beaucoup tardé à se mobiliser et cela doit être dénoncé. Si c’était des Blancs qui étaient en danger ; les réactions seraient plus fortes et plus décisives. Il y a un racisme qui se manifeste toujours même dans l’humanitaire, même dans la défense des droits de l’Homme.

Il faut oser le dire et se battre contre. La lutte pour le respect des droits de l’homme est universelle ou n’est pas.

Date 29/09/2017

Le royaume wahabite a décidé de permettre aux femmes de conduire des voitures si elles le souhaitent.

Le royaume wahabite a décidé de permettre aux femmes de conduire des voitures si elles le souhaitent.

Il s’agit d’une nouvelle décision qui confirme la volonté du nouveau prince héritier Muhammad Bin Salman de mobiliser tous les moyens possibles pour réussir le rendez-vous de 2030 qu’il a fixé pour son pays.

Permettre aux femmes de prendre le volant va renforcer leur présence dans les activités économiques en tant qu’actrices. C’était déjà le cas mais des restrictions comme celle-ci n’était pas incitative pour pousser les femmes à intégrer davantage le monde du travail. Et le pays se privait ainsi d’une partie importante de sa force potentielle de travail. Les femmes étant en Arabie Saoudite comme ailleurs la moitié de la population environ.

Le prince héritier est un homme moderne qui est déterminé à faire faire des pas de géant économique à l’Arabie Saoudite qui dispose de moyens énormes qui, bien exploités, lui feront conquérir une place éminente parmi les nations émergentes. Sans perdre son âme ! Le Japon a réussi à relever un tel défi ; pourquoi pas l’Arabie Saoudite ? Certes les deux pays sont différents mais la préservation des traditions et d’une culture spécifique peut les rapprocher.

Le prince Salman a une vision et une ambition : rendre plus fort son pays pour garantir son avenir et celui de ses enfants. À l’aube des 87 ans du pays, il est entrain de tracer une nouvelle voie qui ouvre les champs du possible à tous les saoudiens, hommes et femmes. Il faut l’en féliciter.

Date 27/09/2017

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