Liberia
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Le président élu du Libéria, George Weah est conscient du défi redoutable qu’il doit relever à savoir sortir le plus grand nombre de ses compatriotes de la misère.

Le président élu du Libéria, George Weah est conscient du défi redoutable qu’il doit relever à savoir sortir le plus grand nombre de ses compatriotes de la misère.

On peut le penser en écoutant son premier discours dans lequel il s’engage à améliorer les conditions de vie des libériens. Il a aussi remercié son adversaire malheureux qui a été fair-play et l’avait félicité auparavant. Weah a aussi rendu hommage à Mme Sirleaf-Jonhson, présidente en exercice à qui il va succéder.

Le discours du vainqueur est classique et met en exergue sa volonté de rassembler toute la nation libérienne. Il a vu juste car ce petit pays en convalescence a vraiment besoin de l’énergie de tous ses fils pour se reconstruire et conquérir le bien être économique au plus grand nombre.

L’évident est qu’un seul mandat ne sera pas suffisant pour atteindre cet objectif. Mais il pourrait poser les jalons et tracer le chemin du succès.

Weah, par son propre itinéraire et par sa réussite exceptionnelle, suscite beaucoup d’espoir chez les libériens les plus démunis dont il est issu. Il va devoir agir vite et efficacement.

Date 30/12/2017

Le vice-président libérien, Joseph Boakai a reconnu sa défaite et a appelé George Weah pour le féliciter.

Le vice-président libérien, Joseph Boakai a reconnu sa défaite et a appelé George Weah pour le féliciter.

L’adversaire malheureux de Weah a été digne dans la défaite et a ainsi montré la voie à suivre aux opposants déçus. Il est vrai que la victoire de Weah est incontestable tellement elle est large. En outre aucune anomalie n’a été signalée par les observateurs.

Il faut donc espérer que la cour suprême va rapidement valider les résultats et permettre aux libériens de tourner la page électorale.

Si tout se passe comme prévu, le Libéria va entrer dans la cour des grands pays démocratiques du continent et Weah va pouvoir s’atteler à préparer sa prise de fonction dans trois semaines environ.

Date 29/12/2017

La commission électorale nationale(NEC) a déclaré Georges Weah vainqueur de la présidentielle libérienne avec plus de 61% des voix après le dépouillement de 98% des bulletins. Son adversaire le vice-président Joseph Boakai obtient un peu plus de 38% des voix. Cette fois-ci l’ex-footballeur transforme le pénalty pour conquérir le pouvoir suprême dans son pays.

La commission électorale nationale(NEC) a déclaré Georges Weah vainqueur de la présidentielle libérienne avec plus de 61% des voix après le dépouillement de 98% des bulletins. Son adversaire le vice-président Joseph Boakai obtient un peu plus de 38% des voix. Cette fois-ci l’ex-footballeur transforme le pénalty pour conquérir le pouvoir suprême dans son pays.

Il faut certes attendre la validation des résultats par la cour suprême et auparavant la décision du perdant. Si ce dernier est fair-play, il acceptera sa défaite et félicitera le vainqueur. Mais s’il choisit de contester les résultats ; cela pourrait ouvrir la boite de pandore.

Pour le moment tout semble indiquer qu’il serait difficile de contester la victoire de Weah qui est très large et ne souffre d’aucune ambiguïté. Car tous les observateurs nationaux comme internationaux avaient reconnu que le scrutin s'était déroulé sans aucun problème particulier. D’ailleurs aucune contestation n’a été notée.

Le vice-président Boakai avait affirmé qu’il accepterait les résultats si tout se passait normalement. Il devrait donc prendre acte de sa défaite nette et claire.

Les libériens ont choisi Weah qui va devoir relever le défi d’être un aussi bon président qu’il a été un excellent footballeur, le seul africain qui a gagné le ballon d’or. Il vient de réussir une autre première en se faisant élire chef d’Etat.

Date 28/12/2017

Le vote s’est déroulé dans le calme et la sérénité comme l’ont constaté tous les observateurs présents dans le pays le 26 décembre. Ils ont aussi remarqué que la grande foule du premier tour n’était pas au rendez-vous.

Le vote s’est déroulé dans le calme et la sérénité comme l’ont constaté tous les observateurs présents dans le pays le 26 décembre. Ils ont aussi remarqué que la grande foule du premier tour n’était pas au rendez-vous.

Les causes probables de cette relative désaffection seraient le jour choisi à savoir le lendemain de Noël et les longues semaines qui ont séparé les deux tours de scrutin à la suite d’une décision de la cour suprême d’examiner un recours déposé par le candidat arrivé troisième. Recours qui a finalement été rejeté.

Au vu du déroulement des opérations de vote, tout cela n’aurait pas eu un impact trop négatif sur la présidentielle. Toutefois il faudra attendre la publication des résultats attendue vendredi 29 décembre pour apprécier objectivement la situation.

Georges Weah est confiant et estime qu’il devrait sortir vainqueur du scrutin. Son adversaire Joseph Boakai a déclaré qu’il accepterait le verdict si tout se passe normalement.

Si les libériens réussissent le pari d’un passage de témoin au sommet de l’Etat de manière pacifique ;ils enracineraient véritablement leur pays dans une ère nouvelle de démocratie. Ils ont intérêt à le faire pour panser les plaies de la guerre civile et du combat sanitaire difficile contre l’épidémie d’Ebola.

Martyrisé, le Libéria a des défis redoutables à relever contre la misère endémique qui gangrène le pays, la corruption, l’illettrisme, l'obscurantisme et mille autre maux sociaux.

Voilà ce qui devrait mobiliser les patriotes libériens, une fois le verdict des urnes connu et accepté. Mais si tout se passait comme cela un rêve deviendrait réalité.

Date 28/12/2017

C’est aujourd’hui que les libériens se rendent aux urnes pour choisir entre le sénateur Georges Weah et le vice-président Joseph Boakai à l’occasion du deuxième et dernier tour de l’élection présidentielle.

C’est aujourd’hui que les libériens se rendent aux urnes pour choisir entre le sénateur Georges Weah et le vice-président Joseph Boakai à l’occasion du deuxième et dernier tour de l’élection présidentielle.

Les organisateurs de la présidentielle ont perdu beaucoup de temps pour permettre aux citoyens de trancher une fois pour toute. On peut craindre que le retard ne soit voulu pour favoriser le vice-président sortant. Mais ce sont les électeurs qui vont avoir le dernier mot ce jour. En attendant que la cour suprême ne valide les résultats sortis des urnes.

Weah doit mobiliser ses troupes et surveiller le déroulement des opérations de vote de bout en bout pour éviter toute surprise désagréable.

La vérité est que l’establishment ne voit pas d’un bon œil son arrivée au pouvoir et cherche à l’empêcher. La moindre faille sera donc exploitée par ses membres au risque d’embraser le pays encore une fois. Il faut se féliciter de la présence importante des observateurs étrangers dont ceux de la fondation Carter qui vont travailler en toute objectivité. Ce qui est essentiel est que la volonté des citoyens s’impose et soit respectée par tous.

La victoire éventuelle de Weah n’est pas garantie car son alliance avec l’ex femme du dictateur Charles Taylor pourrait lui faire perdre des voix. Il en est de même du soutien que lui apporte Prince Johnson, candidat malheureux et ex-chef de milice douteux qui s’est sali les mains pendant la guerre civile. Il se pourrait aussi que de tels soutiens lui apportent des électeurs qui feraient la différence.

Quoiqu’il en soit le scrutin semble ouvert ; chacun des deux candidats a des chances réelles de l’emporter. Weah reste cependant en pole position.

Date 26/12/2017

La commission électorale du Libéria a annoncé que le deuxième tour de l’élection présidentielle est fixée au 26 décembre. Ainsi l’ex-star du football Georges Weah affrontera le vice-président Joseph Boaki.

La commission électorale du Libéria a annoncé que le deuxième tour de l’élection présidentielle est fixée au 26 décembre. Ainsi l’ex-star du football Georges Weah affrontera le vice-président Joseph Boaki.

La cour suprême avait suspendu le calendrier électoral pour examiner un recours déposé par le candidat arrivé troisième, Charles Burmskine. Finalement le recours a été rejeté.

Mais depuis le premier tour tenu le 10 octobre il s’est passé beaucoup de temps. Et le deuxième tour va avoir lieu plus deux mois après le premier. Ce n’est pas normal et l’élan démocratique en prend un coup. C’est Weah qui est lésé dans cette affaire lui qui était dans une dynamique de victoire qui a été stoppée.

A-t-il les moyens de remobiliser ses troupes et de ré-enclencher sa campagne ? La réponse à la question sera apportée sur le terrain, si on ose dire. Quoiqu'il en soit le processus électoral tel qu’il s’est déroulé pose problème.

Le Libéria n’avait pas besoin de cela pour continuer à panser ses plaies et renforcer sa stabilité après la sanglante guerre civile qui l’avait dévasté.

Les deux mandats de Mme Ellen Johnson Sirleaf(qui a reçu le Prix Nobel de la paix) ont permis de ramener calme et confiance au sein de la société. Mais beaucoup reste à faire pour véritablement enraciner la démocratie dans le pays. Et l’épisode du deuxième tour suspendu puis programmé, plus de deux mois après le premier sème le doute dans les esprits.

C’est pour quoi les observateurs nationaux et internationaux doivent être très vigilants dans leur surveillance de la nouvelle campagne qui s’ouvre. Car celle-ci va être décisive et mérite une attention particulière.

Le Libéria est à la croisée des chemins et pourrait franchir un pas de géant démocratique si ce deuxième tour se passe de manière transparente et permet que le choix de la majorité s’impose démocratiquement.

Date 13/12/2017

La cour suprême du Libéria a pris son temps pour décider de valider les résultats du premier tour de l’élection présidentielle. Elle a rejeté le recours introduit par le candidat Charles Brumskine arrivé troisième qui contestait les résultats du scrutin.

La cour suprême du Libéria a pris son temps pour décider de valider les résultats du premier tour de l’élection présidentielle. Elle a rejeté le recours introduit par le candidat Charles Brumskine arrivé troisième qui contestait les résultats du scrutin.

Maintenant que la cour suprême s’est prononcée ; elle doit fixer la date du second tour qui va opposer George Weah(38%) et Joseph Boaki, actuel vice-président qui a obtenu 29%.

En laissant passer beaucoup de temps avant de se prononcer, les juges ont porté préjudice à Weah qui avait la dynamique de victoire avec lui. On peut craindre que l’ardeur de ses partisans ne se soit refroidie. Mais il lui appartient de remobiliser contre le candidat du régime.

Le jeu est ouvert même si l’ex-footballeur reste en pole position. Une nouvelle campagne électorale s’ouvre donc au Libéria où l’incertitude demeure et va persister jusqu’à la tenue du second tour et la proclamation des résultats définitifs par la cour suprême.

L

es citoyens devront prendre leur mal en patience.

Date 07/12/2017

Comme au Kenya, les juges de la cour suprême du Liberia ont mis les pieds dans le plat pour rebattre les cartes électorales.

Comme au Kenya, les juges de la cour suprême du Liberia ont mis les pieds dans le plat pour rebattre les cartes électorales.

Au Libéria, le second tour qui devait opposer Weah à Bokai le 7 novembre est tout simplement annulé. En attendant que les recours et autres réclamations des candidats devancés au premier tour soient examinés. S’il est logique que les recours soient passés au crible avant le tour décisif ; il est incompréhensible qu’aucune date ne soit fixée pour l’affrontement final entre les deux qualifiés.

Tout laisse croire que la cour suprême essaie de casser la dynamique de victoire de Weah. Pourquoi ? Parce que son association avec l’ex-tortionnaire Charles Taylor, par le biais de son ex-femme qui est sa colistière, fait peur à beaucoup. Il y a aussi le manque de confiance de l’establishment vis à vis de l’ex-star de football dont les compétences sont toujours discutées.

Il est vrai que si Weah gagne, des changements profonds vont survenir. Cette perspective est grosse d’incertitudes pour les tenants du pouvoir en place dont l’avenir est en pointillés. Tout ce monde tire les ficelles pour trouver un moyen d’empêcher la victoire du sénateur Weah. C’est dire que rien n’est encore joué au Libéria où la justice devient un acteur au jeu flou. La démocratie va-t-elle être prise en otage par des juges fourbes ?

Ce serait un scandale qui pourrait précipiter le pays dans le chaos. Le deuxième tour doit être organisé le plus rapidement possible pour permettre au peuple de choisir librement son président.

Si Weah gagne et se montre incompétent dans l’exercice de ses fonctions ; il sera sanctionné négativement par les électeurs. Personne ne peut anticiper sur cette question. C’est le « risque de la démocratie ». Comme l’élection de Trump l’a démontré aux USA.

Le peuple libérien est souverain et les juges de la cour suprême ne peuvent se substituer à lui. La « république des juges » ne correspond pas au régime démocratique.

Au Kenya la cour suprême a ajouté de la confusion à la confusion. Elle n’a rien réglé et d’ailleurs on attend qu’elle proclame les résultats définitifs du second tour boycotté par l’opposition.

La corruption des politiques est certes une réalité dans beaucoup de pays du monde ; celle des juges aussi. Ces derniers ne sont pas des anges et il faudrait des mécanismes pour les obliger à respecter les lois ou faire face au pouvoir suprême, en démocratie, qui est celui du peuple. Ce débat est certes d’une rare complexité mais mérite d’être posé après les cas kenyan et libérien, tous les deux en cours.

La soif de publicité et la volonté de pouvoir touchent les juges dans la société mondialisée actuelle où les moyens de communication sont sources de toutes les lumières et de tous les abus. On ne peut pas donner le bon Dieu sans confession à qui que ce soit. Les juges compris.

Date 12/11/2017