Égypte
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Même si son représentant aux Nations Unies a voté contre la décision américaine de reconnaitre la ville d’Al Qods (Jérusalem) comme capitale d’Israël, l’Egypte pousse ses animateurs télé à orienter l’opinion publique vers une acceptation de cette décision.

Même si son représentant aux Nations Unies a voté contre la décision américaine de reconnaitre la ville d’Al Qods (Jérusalem) comme capitale d’Israël, l’Egypte pousse ses animateurs télé à orienter l’opinion publique vers une acceptation de cette décision.

C’est ce que vient de révéler une enquête réalisée par le journal américain « New York Times ». En effet, selon des enregistrements téléphoniques dont dispose le quotidien New Yorkais, un agent des services de renseignement égyptien, identifié comme le capitaine Ashraf al-Kholi, a demandé à quatre présentateurs de talk-shows influents en Égypte « de persuader leurs téléspectateurs d'accepter la décision américaine ».

Dans ce sens, le journaliste David Kirkpatrick, auteur de cette enquête, affirme que l’agent égyptien a fait savoir à ses interlocuteurs que les palestiniens devraient se contenter de la ville de Cisjordanie qui abrite actuellement l'Autorité palestinienne, Ramallah. « En quoi Jérusalem est-elle vraiment différente de Ramallah ? », a martelé l’agent aux animateurs. « Ce qui compte, c'est de mettre fin aux souffrances du peuple palestinien » lit-on sur le journal.

Après l’éclatement de cette affaire, un enregistrement audio entre la célèbre actrice et chanteuse égyptienne Youssra et un prétendu agent des services secrets a été largement diffusé sur les réseaux sociaux. Se trouvant à Dubaï dans le cadre d’un festival de cinéma, la star égyptienne se faisait briffer par son interlocuteur sur les questions à aborder lors de ses entretiens avec la presse et notamment en ce qui concerne la question palestinienne.

De son côté, l’Egypte a préféré démentir, par communiqué, toute implication de ses agents dans cette affaire. En effet, le 7 janvier dernier un communiqué a été publié pour démentir formellement et catégoriquement l’existence de tout membre du service des renseignements égyptiens portant ce nom. Le service d'information d'État, rattaché à la présidence égyptienne, a affirmé que les trois animateurs et la chanteuse ont tous nié avoir reçu un coup de fil au sujet de Jérusalem et ne connaissaient personne portant le nom d’Ashraf al-Kholi. Il est également précisé que « Mr Saeed Hassaseen ne présente plus d’émission pour le moment », et que « Mr Mofid Fawzy a arrêté d’animer des émissions à la télévision depuis des années, contrairement à ce que prétend l’article du Times ».

Date 10/01/2018

L’Egypte est sous la menace d’une pénurie d’eau depuis plusieurs années. Entamant des négociations avec les autorités soudanaises et éthiopiennes pour trouver un compromis autour des questions relative au Nil, les autorités égyptiennes craignent une réduction du débit du fleuve, dont elle dépend à 90% pour son approvisionnement en eau, en cas d’achèvement des travaux de construction du barrage de le Renaissance en Ethiopie.

L’Egypte est sous la menace d’une pénurie d’eau depuis plusieurs années. Entamant des négociations avec les autorités soudanaises et éthiopiennes pour trouver un compromis autour des questions relative au Nil, les autorités égyptiennes craignent une réduction du débit du fleuve, dont elle dépend à 90% pour son approvisionnement en eau, en cas d’achèvement des travaux de construction du barrage de le Renaissance en Ethiopie.

Inaugurant lundi, un projet de construction d'une station de traitement des eaux usées dans le pays, le président égyptien Abdel Fattah Al Sissi n'a pas précisé la taille de cette station, ni la quantité d'eau qu'elle serait censée fournir. « Nous faisons ce que nous avons à faire pour résoudre un problème potentiel », a déclaré le maréchal lors de la cérémonie d’inauguration transmise directement par la télévision égyptienne. Poursuivant son intervention, le responsable a assuré que « Nous ne pouvons pas accepter un problème d'eau en Egypte. Il faut assurer l'accès à l'eau pour tous ».

Pour rappel, avec un coût évalué à cinq milliards de dollars, le barrage de la Renaissance situé sur le Nil Bleu est censé devenir la plus grande centrale hydroélectrique d'Afrique. Il risque de compromettre la sécurité d’approvisionnement en eau de l’Egypte qui s’est toujours opposée à sa construction. En effet, les autorités égyptiennes insiste sur ses "droits historiques" sur le fleuve, garantis par des traités datant de 1929 et 1959. Ceux-ci accordent près de 87% du débit du fleuve à l'Egypte et au Soudan.

Date 08/01/2018