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JÉRUSALEM : TRUMP DÉFIE LES PALESTINIENS
Le président américain Donald Trump a reconnu Jérusalem comme la capitale de l’État Hébreu et a annoncé le transfert de l’ambassade des États-Unis en Israël à Jérusalem. Le président américain Donald Trump a reconnu Jérusalem comme la capitale de l’État Hébreu et a annoncé le transfert de l’ambassade des États-Unis en Israël à Jérusalem.

Donald Trump vient de franchir le Rubicon en reconnaissant Jérusalem comme la capitale d’Israel. En vérité il applique une décision du Congrès américain que tous ses prédécesseurs avaient intelligemment « différée ».

Trump se jette à l’eau malgré toutes les mises en garde, notamment des pays arabes encore proches des USA. Pour plastronner et surtout créer le buzz dans le but de faire diversion par rapport à l’enquête sur l’implication de la Russie dans le processus électoral de 2016.

En effet, avec le choix de son ex-conseiller à la sécurité Flynn de plaider coupable d’avoir menti au FBI et de collaborer avec les enquêteurs, Trump commence à sentir le vent du boulet. Et ce d’autant que son beau-fils Kuchner est cité comme étant celui qui aurait donné des ordres à Flynn pour contacter les Russes. Depuis le débat fait rage aux USA de savoir si « Trump peut être accusé ou non d’avoir tenté de faire obstruction à la justice » ?

De nombreux analystes estiment que le président Trump est dans l’œil du cyclone et que le procureur spécial Mueller est à ses trousses. Les avocats de Trump sont désemparés et essaient de faire accréditer l’idée selon laquelle le « plaider coupable » de Flynn n’éclabousse pas leur client. Rien n’est moins sûr ! C’est bien dans ce contexte explosif qu’il faut situer la décision de Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israel.

Le patron de la Maison Blanche ajoute ainsi du bruit au bruit pour semer la confusion. Mais il pourrait perdre sur les deux fronts car il va galvaniser tous les radicaux et même susciter la colère des modérés qui croyaient encore à une volonté politique américaine d’œuvrer pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens.

Par son acte foncièrement partisan, Trump ne peut plus jouer un rôle d’arbitre. Pire, il met les pays arabes modérés en difficulté face aux ultras nombreux dans la région où la violence va très certainement se déchaîner. Dès lors la « relance du processus de paix israélo-arabe » est remise de facto aux calendes grecques. Et nul ne sait ce qui va se passer.

Le certain est que la boite de Pandore est ouverte mais Trump s’en fout. Pourvu qu’il gagne du répit avec l’enquête russe qui l’empêche de dormir. Son calcul est à courte vue car Mueller va continuer ses investigations avec la rigueur que tout le monde lui connaît.

C’est dire que la fuite en avant de Trump au Moyen-Orient ne change rien à l’affaire. Elle va malheureusement verser de l’huile sur le feu dans une région du monde qui est déjà un chaudron. Trump est un pyromane qui est assis au sommet de l’Olympe.

Date 06/12/2017