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Le Sénégal a obtenu une victoire diplomatique éclatante à la 13ème conférence générale des parlements des pays membres de l’organisation de la conférence islamique(OCI) qui vient de se tenir à Téhéran : le député Mohamed Khouraichi Niasse a été élu, à l’unanimité des 57 pays membres de l’OCI, secrétaire général de l’union des parlements de l’UPCI pour un mandat de 4 ans.

Le Sénégal a obtenu une victoire diplomatique éclatante à la 13ème conférence générale des parlements des pays membres de l’organisation de la conférence islamique(OCI) qui vient de se tenir à Téhéran : le député Mohamed Khouraichi Niasse a été élu, à l’unanimité des 57 pays membres de l’OCI, secrétaire général de l’union des parlements de l’UPCI pour un mandat de 4 ans.

Personne ne s’est finalement mesuré à lui car le groupe africain a fait bloc derrière le candidat sénégalais soutenu par toutes les délégations présentes et qui a été ainsi plébiscité. Ce succès est à mettre à l’actif du Sénégal qui demeure un Etat respecté au sein de la Oummah islamique où il a toujours joué un rôle de premier plan.

Le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Moustapha Niasse qui a été à la tête de sa délégation a joué un rôle majeur à Téhéran. La considération et le respect dont il jouit dans la communauté diplomatique internationale ont balisé le chemin du triomphe.

Sur place, il a su incarner un leadership efficace pour avoir le soutien non seulement des membres du groupe africain ; mais aussi de tous les autres membres de l’OCI. C’est ainsi, par exemple qu’il a été le seul chef de délégation reçu en audience par le président Hassan Rohani sans avoir rien demandé. Les autres délégations ont accepté d’attendre la fin de cette rencontre pour entamer leurs travaux pour permettre au président de l’Assemblée nationale du Sénégal d’y prendre part.

Lors de la réunion du groupe africain qu’il a présidée -le président de l’Assemblée nationale du Mali ayant décidé de lui laisser la place pour l’honorer en tant que doyen-,le président Moustapha Niasse a réussi à faire désigner Khouraichi Niasse, à l’unanimité comme le candidat de l’Afrique au poste de secrétaire général de l’union des parlements de l’UPCI.

Aux 17 membres du groupe africain s’ajouteront les 40 autres de l’OCI pour élire par acclamation le candidat Khouraichi Niasse. Nouveau secrétaire général de l’union des parlements de l’UPCI, Khouraisi Niasse va exercer son mandat pendant une durée de 4 ans, renouvelable une fois. Il le cumule avec son mandat de député du Sénégal. En vérité c’est tout le Sénégal qui est honoré, son président de la République, Macky Sall et toutes ses populations.

Cette élection prouve, encore une fois que la diplomatie sénégalaise est très performante. Elle fait la fierté des sénégalais et de leurs amis. Le Sénégal a une vraie force de frappe diplomatique que l’Afrique et le monde apprécient positivement.

Date 17/01/2018

L’indépendance du parquet n’est pas pour demain en France. Le président Emmanuel Macron vient de mettre fin à un débat qui dure depuis longtemps en tranchant, lundi, en faveur du maintien d'un lien entre le ministère de la justice et le ministère public. Chargés de conduire l'action pénale au nom de la société, ces magistrats resteront donc sous la tutelle du Garde des Sceaux.

L’indépendance du parquet n’est pas pour demain en France. Le président Emmanuel Macron vient de mettre fin à un débat qui dure depuis longtemps en tranchant, lundi, en faveur du maintien d'un lien entre le ministère de la justice et le ministère public. Chargés de conduire l'action pénale au nom de la société, ces magistrats resteront donc sous la tutelle du Garde des Sceaux.

Pour justifier cette décision, le président français a mis l’accent sur « la nécessité d'une politique pénale définie par l'exécutif, responsable devant le parlement et appliquée par les parquets ». Dans le même sens, le président a souligné que « le parquet doit continuer à mes yeux à appartenir à une chaîne hiérarchique dont le sommet est une autorité qui porte cette responsabilité politique, l'assume, car c'est l'exécutif qui est dépositaire du mandat du peuple ».

Ne partageant pas l’avis du président de la république, le procureur général, Jean-Claude Marin, et le premier président de la Cour de cassation, Bertrand Louvel, ont longuement insisté sur la question lors de l'audience solennelle de début d'année de cette instance judiciaire, et qui s’est déroulée en présence du chef de l’Etat.

C’est ainsi que M.Louvel a demandé un « alignement complet » du statut des magistrats du parquet sur ceux dits du « siège », qui sont chargés de rendre la justice. Il y va notamment, selon lui, de la crédibilité du système judiciaire français à un moment où la justice s'internationalise de plus en plus. De son coté, M.Marin, pour qui il n'existe aucun argument solide justifiant qu'il faille garder un lien entre l'exécutif et le ministère public, a affirmé que « les magistrats du parquet attendent avec impatience d'être enfin débarrassés du soupçon que des réformes inachevées laissent encore planer ».

C’est ainsi que M.Louvel a demandé un « alignement complet » du statut des magistrats du parquet sur ceux dits du « siège », qui sont chargés de rendre la justice. Il y va notamment, selon lui, de la crédibilité du système judiciaire français à un moment où la justice s'internationalise de plus en plus. De son coté, M.Marin, pour qui il n'existe aucun argument solide justifiant qu'il faille garder un lien entre l'exécutif et le ministère public, a affirmé que « les magistrats du parquet attendent avec impatience d'être enfin débarrassés du soupçon que des réformes inachevées laissent encore planer ».

La nouvelle position du président français n’est pas passé inaperçu pour les syndicats. En effet, dans un communiqué, l’USM vient de dénoncer « l’hypocrisie » de la notion de « parquet à la française » qui cache en réalité le refus, par l'exécutif, de l'indépendance de la Justice. « L'USM déplore une occasion manquée et l’absence d’ambition des réformes annoncées qui ne sont pas de nature à permettre à la France de répondre aux exigences européennes d'indépendance de la Justice et à rétablir la confiance entre les citoyens et les institutions », peut-on lire dans le communiqué.

Date 16/01/2018

La chancelière allemande va rempiler après avoir conclu un accord de gouvernement avec les sociaux-démocrates du SPD. Il a fallu d’âpres négociations pour sceller un nouvel accord de gouvernement qui sort l’Allemagne d’une crise politique aux enjeux internationaux et surtout européens.

La chancelière allemande va rempiler après avoir conclu un accord de gouvernement avec les sociaux-démocrates du SPD. Il a fallu d’âpres négociations pour sceller un nouvel accord de gouvernement qui sort l’Allemagne d’une crise politique aux enjeux internationaux et surtout européens.

Si un échec était advenu ; de nouvelles élections seraient organisées et plongeraient la première puissance économique de ce continent dans l’incertitude. Une telle situation serait préjudiciable à tous les membres du l’UE. En leaders politiques responsables, les ex-alliés ont donc décidé de remettre le couvert pour une nouvelle coalition.

La dernière expérience a certes été traumatisante pour la CDU tout comme le SPD qui y ont laissé des plumes et subi une poussée inquiétante des extrémistes de l’AFD, parti xénophobe dorénavant présent au Bundestag.

Mme Merkel inaugure ainsi un quatrième mandat acquis de haute lutte. Le curieux est que l’économie allemande se porte très bien avec des excédants commerciaux records, un taux de chômage très bas et des perspectives de croissance à rendre jaloux beaucoup d’autres pays.

La vraie raison des difficultés rencontrées par Mme Merkel est l’accueil d’un million de réfugiés venant d’Irak et de Syrie principalement. Ce choix du bon sens économique(l’Allemagne vieillissante a besoin de bras) et de la légalité : les réfugiés ont droit à l’aide internationale.

Mme Merkel qui vient d’Allemagne de l’Est et qui a vécu les privations de la dictature communiste comprend, peut-être mieux que d’autres le calvaire des réfugiés. Elle a agi en femme de cœur et en leader politique perspicace. Elle a pris de gros risques dans un pays où les démons de la xénophobie sont toujours à l’affût. Le revers électoral qu’elle a subi et qui l’a privée de majorité est un coup de semonce. Cette fois ci, elle a sauvé son fauteuil mais à quel prix. Osera-t-elle tenté le diable la prochaine fois ? Rien n’est moins sûr !

L’Europe qui est entrain de se barricader et qui voit les extrêmes droites reprendre du poil de la bête en Autriche, par exemple semble amnésique. Les années 30 avec la montée des fascismes ne sont pas si éloignées que cela. L’avènement du nazisme, non plus !

Heureusement que Marine Le Pen et Nigel Farage ont été sévèrement battus en France et en Angleterre. Mais il y a le petit chancelier autrichien qui tente le diable en s’alliant avec l’extrême droite. Il y a aussi la Hongrie plus recroquevillée que jamais sur elle-même et la Pologne qui piétine les droits de l’homme.

L’Europe est malade de ses contradictions en prônant la défense de la démocratie et des droits de l’homme tout en laissant des régimes liberticides fleurir en son sein. Il est vrai qu’il s’agit du choix démocratique des citoyens. Mais Hitler aussi a d’abord gagné démocratiquement les élections avant d’imposer son « national-socialisme » de sinistre mémoire.

Date 12/01/2018

« Des pays de merde », c’est comme ça que le président américain, Donald Trump, voit plusieurs pays africains. Selon le « Washington Post », le président qui tenait une réunion hier avec plusieurs sénateurs n’a pas hésité à qualifier certains pays africains en plus du Salvador et d’Haïti de pays de merde. « Pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde viennent ici ? » a-t-il affirmé, rapporte le Washington Post.

« Des pays de merde », c’est comme ça que le président américain, Donald Trump, voit plusieurs pays africains. Selon le « Washington Post », le président qui tenait une réunion hier avec plusieurs sénateurs n’a pas hésité à qualifier certains pays africains en plus du Salvador et d’Haïti de pays de merde. « Pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde viennent ici ? » a-t-il affirmé, rapporte le Washington Post.

En réaction aux propos du président américain, l’ONU a été la première à réagir. En effet, l’Organisation a jugé les propos, rapportés par les médias, de « choquants », « honteux » et « racistes ». « Si c'est confirmé, il s'agit de commentaires choquants et honteux de la part du président des Etats-Unis. Désolé, mais il n'y a pas d'autre mot que racistes », a déclaré le porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, Rupert Colville, lors d'un point de presse à Genève.

Accumulant les maladresses aussi bien envers les alliés qu’envers les détracteurs, Donald Trump vient d’annuler sa visite pour Londres destinée à inaugurer la nouvelle ambassade des Etats-Unis, où il risquait d'être accueilli par des manifestations hostiles. Dans un Tweet posté tardivement dans la nuit du jeudi-vendredi, le président a affirmé que la raison pour laquelle il annulait son voyage à Londres est qu’il n’est « pas un grand fan de l'administration Obama qui a vendu l'ambassade la mieux située et la plus agréable à Londres pour des cacahuètes, afin d'en construire une autre bien plus éloignée pour 1,2 milliard de dollars »

Pour rappel, les relations entre Washington et Londres avaient été ternies par plusieurs épisodes de tension, le dernier date de novembre, lorsque M. Trump avait retweeté des vidéos anti-musulmans mises en ligne par la vice-présidente du groupe d'extrême-droite Britain First. À l’époque, la première ministre britannique, Theresa May avait déclaré que Donald Trump avait eu "tort" de retweeter ces vidéos, et le président américain avait répliqué en conseillant à la Première ministre britannique de se concentrer sur le « terrorisme radical destructeur » dans son pays.

Date 12/01/2018

La récente décision controversée du président américain, Donald Trump, de reconnaitre Jérusalem comme capitale d’Israël vient de causer un changement majeur dans le traitement du conflit palestino-israélien, notamment de la part des pays arabes.

La récente décision controversée du président américain, Donald Trump, de reconnaitre Jérusalem comme capitale d’Israël vient de causer un changement majeur dans le traitement du conflit palestino-israélien, notamment de la part des pays arabes.

En effet, une réunion de plusieurs ministres d’affaires étrangères des pays arabes, tenue samedi dernier à Amman en Jordanie, a été l’occasion pour revenir sur le meilleur moyen pour faire face à la décision américaine, reportée de quelques mois après la pression internationale.

Dans des déclarations à la presse en marge de cette réunion, le ministre jordanien des Affaires étrangères a affirmé que « « la ligue arabe va chercher à obtenir la reconnaissance internationale d'un Etat palestinien avec Jérusalem-Est comme capitale, en réponse à la décision unilatérale américaine de déclarer Jérusalem capitale d'Israël ». Tenant une conférence de presse conjointement avec le secrétaire général de la ligue, le responsable jordanien a ajouté que « l'un des objectifs est de réaffirmer l'invalidité de la décision (américaine) de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël et le fait qu'elle n'a aucune conséquence juridique.

Rencontrant la délégation ministérielle composée, en plus du secrétaire général de la ligue arabe, Ahmed Abou Gheit, des ministres des Affaires étrangères égyptien, saoudien, palestinien, marocain et émirati, le roi Abdallah II de Jordanie a rappelé la nécessité de trouver une solution à la question de Jérusalem dans le cadre « d'un accord de paix juste et durable entre les Palestiniens et les Israéliens ». Liée, avec l’Egypte, par un accord de paix avec l'Etat hébreu, la Jordanie avait dénoncé comme « une violation du droit international » la décision de Donald Trump le 6 décembre de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël.

Pour rappel, Israël occupe Jérusalem-Est et la Cisjordanie depuis la guerre de 1967. Il a ensuite annexé Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville. Cette annexion n'a jamais été reconnue par la communauté internationale. L'Etat hébreu considère l'ensemble de Jérusalem comme sa capitale tandis que les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

Date 07/01/2018

Jamais un président américain n’a fait face à autant de polémique durant le début de son mandat que Donald Trump. En effet, le président aux sorties médiatiques fracassantes est au centre d’une nouvelle polémique après la sortie d’un livre revenant sur son parcours durant les présidentielles ainsi que ses premiers jours à la tête de l’administration américaine.

Jamais un président américain n’a fait face à autant de polémique durant le début de son mandat que Donald Trump. En effet, le président aux sorties médiatiques fracassantes est au centre d’une nouvelle polémique après la sortie d’un livre revenant sur son parcours durant les présidentielles ainsi que ses premiers jours à la tête de l’administration américaine.

Selon les affirmations de Micheal Wolff, l’auteur du livre polémique sur le président américain, qui a tenté d'en empêcher la sortie, « tout l'entourage proche de Donald Trump remet en cause sa capacité à gouverner ». Interrogé, aujourd’hui sur la chaine NBC, sur les proches du président américain, l’auteur n’a pas hésité à répondre avec un "laissez-moi être clair. 100% des personnes qui l'entourent ».

Revenant sur ses discussions avec l’entourage du président et qui ont permis la réalisation de son livre intitulé « Fire and Fury: Inside the Trump White House » (Le feu et la colère : dans la Maison Blanche de Trump), M.Wolff a affirmé que « tout le monde l'a décrit de la même manière, ils disent qu'il est comme un enfant. Ce qu'ils veulent dire, c'est qu'il a besoin de gratification immédiate. Tout tourne autour de lui ».

Sur la liste des mots utilisés pour décrire le président de la plus grande puissance économique et militaire du monde on retrouve des termes tels que « crétin », ou « idiot ». Rapportant, selon ses dires, les positions des proches collaborateurs de Trump, l’auteur a assuré avoir parler pendant quelques heures au président américain malgré le démenti formel de ce dernier sur son compte twitter et qui a affirmé ne jamais lui avoir parler d’un livre.

Pour rappel, les avocats du président ont tenté d’empêcher la sortie du livre prévue initialement pour mardi prochain. Mettant la pression sur l’éditeur pour ne pas publier l’ouvrage les avocats n’ont pas obtenu gain de cause. La sortie a été d’ailleurs avancée de quatre jours mettant ainsi mal à l’aise le président qui a affirmé qu’il ne s’agit là que d’un tissu de mensonges.

Date 05/01/2018

L’Assemblée générale des Nations unies a voté largement contre la décision du président Trump de délocaliser l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem : 128 voix sur 193. 9 voix contre, 35 abstention et 21 pays qui n’ont pas fait le déplacement.

L’Assemblée générale des Nations unies a voté largement contre la décision du président Trump de délocaliser l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem : 128 voix sur 193. 9 voix contre, 35 abstention et 21 pays qui n’ont pas fait le déplacement.

Trump qui avait menacé l’ONU et les pays qui voteraient contre les USA de représailles financières peut constater que son chantage n’a pas prospéré. Certainement parmi les abstentionnistes et les « no show » il y a des craintifs mais ils n’ont pas osé voter en faveur de Washington. Le désaveu est donc clair et net. La communauté internationale ne va pas se coucher et laisser Trump piétiner ses décisions consensuelles.

Le statut de Jérusalem en fait partie. Cette ville sainte où sont présentes les trois religions monothéistes est un patrimoine mondial. Elle doit abriter, à la fois, les capitales de l’Etat d’Israel et de l’Etat de Palestine(sur sa partie Est). Tout le monde sait que la ville concentre d’ores et déjà nombre des grandes institutions israéliennes. Mais aucun pays n’y a installé son ambassade.

En choisissant de faire cavalier seul et de déclencher ainsi des violences dans cette zone instable, Trump a voulu faire diversion par rapport à l’enquête sur l’implication russe dans la campagne électorale américaine de 2016. Il a semé le vent de la politique à courte vue et a donc récolté la tempête de la sanction onusienne.

Même si celle-ci est plutôt symbolique car les décisions de l’Assemblée générale ne sont pas contraignantes. Et, au niveau du conseil de sécurité où c’est le cas, les USA disposent d’un droit de veto.

Toutefois le vote à l’ONU met en exergue l’isolement croissant des USA sur la scène internationale. Trump fait beaucoup de torts à l’image de son pays qui, tout puissant qu’il est ne peut pas dicter à tous les autres ses désidérata. Trump a menacé de couper l’aide aux pays qui voteraient contre les USA. On va voir ce qu’il va faire.

Ce qu’il feint d’ignorer c’est que l’aide qui est octroyée à certains pays si ce n’est la totalité sert les intérêts bien compris de Washington. Trump pourrait-il couper l’aide massive allouée à l’Egypte, par exemple qui a été décidée à la suite des accords de Camp David de 1979 ? La réponse est non.

Il peut certes punir de petits pays africains ou asiatiques.

Date 22/12/2017

Vox populi, vox dei : le peuple catalan s’est exprimé et a décidé de donner la majorité absolue aux indépendantistes. En effet les trois partis indépendantistes obtiennent, au moins 70 sièges sur 135. Même si le parti Cuidadanos-qui prône l’union avec l’Espagne, arrive en tête du scrutin et pourrait avoir 36 sièges.

Vox populi, vox dei : le peuple catalan s’est exprimé et a décidé de donner la majorité absolue aux indépendantistes. En effet les trois partis indépendantistes obtiennent, au moins 70 sièges sur 135. Même si le parti Cuidadanos-qui prône l’union avec l’Espagne, arrive en tête du scrutin et pourrait avoir 36 sièges.

Avec un taux de participation record de plus 80% la victoire des indépendantistes est un message clair adressé à Madrid. La majorité absolue des Catalans veut s’émanciper de la tutelle espagnole. C’est un fait.

Maintenant il se pourrait que les trois partis indépendantistes ne se mettent pas d’accord pour gouverner ensemble. Dans ce cas la Catalogne serait en proie à l’instabilité politique. Mais si l’entente est scellée le choix démocratique des citoyens devrait être respecté. À la fois par le gouvernement du premier ministre Mariano Rajoy et par les pays membres de l’union européenne. Parce que la Démocratie ne peut être à géométrie variable. Lorsqu’on s’en remet à l’arbitrage des urnes ; il faut en accepter le verdict.

La question est de savoir comment va réagir Rajoy. La logique politique voudrait qu’il présente sa démission. Cela pourrait ramener les indépendantistes à la table des négociations avec un autre premier ministre plus ouvert et disposé à lâcher encore du lest pour éviter la rupture définitive. Un tel scénario est-il possible ? Du point de vue spéculatif, pourquoi pas ?

En qui concerne la réalité du terrain politique, miné par les actions de force peu inspirées de Madrid, rien n’est moins sûr. Les Catalans n’oublient pas que certains de leurs leaders ont été arrêtés et incarcérés. D’autres ont été obligés de s’exiler comme Carles Puidgemont toujours en Belgique. Ce dernier est l’un des grands gagnants du scrutin car son intransigeance a été validée par ses compatriotes. Il a donc raison de pavoiser et d’exiger que la démocratie soit acceptée. Tout simplement !

En Europe de l’Est on a bien fini par accepté la séparation à l’amiable entre tchèques et slovaques. Pour la Catalogne c’est plus compliqué certes mais l’union forcée n’est pas une option démocratique.

L’Espagne est secouée et doit trouver une voie nouvelle pour résoudre la question catalane dans le respect de la démocratie. L’équation est un casse-tête politique et économique.

Le match de football entre Barcelone et le Real de Madrid prévu samedi(demain) aura une saveur « supplémentaire si on ose dire ». Wait and see.

Date 22/12/2017

L’élection surprise du démocrate Doug Jones pour remplacer le sénateur démissionnaire Jeff Sessions devenu ministre de la justice constitue un véritable camouflet contre le président Donald Trump. En effet ce dernier s’était engagé à fond dans la campagne pour soutenir le candidat républicain Roy Moore qui, au final, a été battu. La défaite est certes obtenue sur le fil mais comme l’a reconnu Trump lui-même : « une victoire est une victoire ». Avant d’essayer d’en minimiser l’impact.

L’élection surprise du démocrate Doug Jones pour remplacer le sénateur démissionnaire Jeff Sessions devenu ministre de la justice constitue un véritable camouflet contre le président Donald Trump. En effet ce dernier s’était engagé à fond dans la campagne pour soutenir le candidat républicain Roy Moore qui, au final, a été battu. La défaite est certes obtenue sur le fil mais comme l’a reconnu Trump lui-même : « une victoire est une victoire ». Avant d’essayer d’en minimiser l’impact.

Comme toujours Trump réinvente la « vérité » : il a demandé aux citoyens de l’Alabama de voter pour Roy Moore pour lui permettre de continuer à dérouler son agenda politique au sénat où la majorité républicaine est ténue(elle était de 2 voix : 52 contre 48). Maintenant elle n’est plus que d’une voix :51-49.

Il s’y ajoute que la voix du sénateur John McCain de l’Arizona n’est pas toujours acquise à Trump qui court désormais un grand risque de voir certaines de ses initiatives bloquées. Toutefois, même s’il y avait égalité de voix : 50/50, la voix du vice-président pourrait faire la différence.

Néanmoins cette défaite consacre ce qui semble être une tendance lourde dans l’opinion qui prend ses distances avec le chef de la Maison Blanche qui fait perdre systématiquement les candidats qu’il soutient. En outre sa cote de popularité est en chute libre.

En Alabama, Etat sudiste où aucun démocrate n’avait gagné depuis un quart de siècle, la victoire de Doug Jones est un coup de tonnerre. Elle démontre que la mobilisation des Africains Américains est décisive dans un tel endroit où ils représentent près d’un tiers de l’électorat. Ils ont massivement voté pour Jones contre Moore qui s’est permis de parler en bien de la période esclavagiste.

Il est vrai cependant que le candidat républicain cumulait tous les défauts : arrogance, moralité douteuse(il est accusé de pédophilie) et soutien de Trump. Le vent est-il entrain de tourner contre le milliardaire président ? Il est trop tôt pour le dire mais il ne séduit plus. Sa base est encore assez compacte mais des fissures apparaissent. Son stratégiste en chef Steve Bannon (qu’il avait limogé) est venu faire campagne pour Moore en pure perte.

Les Américains commencent, peut-être à prendre conscience de leur erreur monumentale en élisant un incompétent doublé d’un narcissique. Trump est une catastrophe pour l’Amérique car il ne respecte rien ni personne.

Le racisme qui est le soubassement de son action politique ne peut plus prospérer sur la longue durée car il est contraire aux intérêts bien compris des capitalistes. Tout simplement, sans ajouter les questions morales et religieuses. Bien sûr il y aura toujours des croisés des temps révolus mais ils seront vaincus. Doug Jones a montré la voix et son exemple est à suivre.

Date 14/12/2017

La décision du président américain Donald Trump de transférer l’ambassade de son pays en Israël à la ville occupée de Jérusalem a eu l’effet de bombe sur le monde et notamment chez les populations arabo-muslmanes. Incomprise par la majorité des pays du monde et par tous les alliés des Etats-Unis, la décision semble été dictée au président Trump par une seule personne. Il s’agit du magnat des casinos et principal financier du parti républicain, Sheldon Adelson.

La décision du président américain Donald Trump de transférer l’ambassade de son pays en Israël à la ville occupée de Jérusalem a eu l’effet de bombe sur le monde et notamment chez les populations arabo-muslmanes. Incomprise par la majorité des pays du monde et par tous les alliés des Etats-Unis, la décision semble été dictée au président Trump par une seule personne. Il s’agit du magnat des casinos et principal financier du parti républicain, Sheldon Adelson.

En effet, selon plusieurs rapports, c’est bel et bien celui qu’on surnomme l’empereur des casinos qui a convaincu le président américain de faire ce que tous ses prédécesseurs ont toujours refusé, à savoir enflammer la situation dans une des régions les plus sensible au monde. « Le président américain aurait décidé de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël après un dîner à la Maison-Blanche avec le propriétaire du célèbre Venetian à Las Vegas, le milliardaire Sheldon Adelson » lit-on sur la presse internationale.

Classé par le magazine américain Forbes au 14ème rang des milliardaires dans le monde avec plus de 37 milliards de dollars, Adelson n’a pas toujours joui d’autant d’influence auprès de l’administration américaine, lui qui était un démocrate avant de changer de cap. Issu d’une famille modeste il a fait tous les métiers avant de s’essayer au journalisme boursier.C'est en organisant des salons professionnels qu’il a pu amasser ses premiers millions de dollars, avec lesquels il a acheté un casino à Las Vegas, au début des années 1990.

Date 11/12/2017

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