Liberia

Un second tour va départager Georges Weah et Joseph Boaki. Le premier obtient 39% des voix contre 29% au vice-président sortant.

Un second tour va départager Georges Weah et Joseph Boaki. Le premier obtient 39% des voix contre 29% au vice-président sortant.

C’est la conclusion qui s’impose après dépouillement de 95% des bureaux de vote par la commission électorale nationale. Weah qui a gagné dans la majorité des régions du pays y compris à Monrovia-qui concentre 40% de l’électorat, n’a pu atteindre plus de 50% pour plier l’affaire dès le premier tour.

Toutefois, avec son avance considérable, il a toutes les chances de succéder à Mme Johnson-Sirleaf. Sauf si tous ses adversaires se coalisent et arrivent à convaincre tous ceux qui n’ont pas voté pour lui de continuer à lui tourner le dos. Ce scénario catastrophe pour l’ex-footballeur professionnel s’était déjà produit lorsque Weah avait défié Mme Sirleaf-Johnson pour son premier mandat.

Le jeu des alliances dans les jours voire les heures qui suivent vont permettre d’y voir plus clair. Pour Weah, la consécration est proche mais il y a une prolongation à jouer et à gagner.

Le seul unique ballon d’or africain FIFA s’y connaît en matière de match à rejouer ou de prolongation. Il doit encore investir le terrain…électoral.

Date 15/10/2017

L’ex-footballeur George Weah est en tête de la présidentielle au vu des résultats provisoires déjà annoncés par la commission électorale nationale.

L’ex-footballeur George Weah est en tête de la présidentielle au vu des résultats provisoires déjà annoncés par la commission électorale nationale.

Il devance le vice-président Joseph Boaki dans 11 régions sur les 15 que compte le pays. La publication des résultats va se poursuivre toute la soirée. De l’avis des observateurs internationaux le scrutin s’est bien passé, sans problèmes majeurs.

Les autres 18 candidats laminés contestent les chiffres annoncés et envisagent de faire des recours.

Dans l’état actuel des choses un deuxième tour semble très probable entre WEAH et BOAKI.

Date 12/10/2017

Contrairement à ce qui a été annoncé par plusieurs supports de presse, l’ancien footballeur et actuel sénateur, Geroge Weah n’a toujours pas été annoncé vainqueur des élections présidentielles dans le pays. Les résultats de la présidentielle au Libéria, tenue mardi sont en effet attendus aujourd’hui après un report de 24 heures dû à des défaillances d'organisation. « La Commission électorale nationale (NEC) n'a pas pu donner mercredi comme prévu de premiers résultats, invoquant des défaillances en matière d'organisation, qui devraient nécessiter un nouveau vote dans une circonscription du nord du pays », a reconnu son président, Jerome Korkoya.

Contrairement à ce qui a été annoncé par plusieurs supports de presse, l’ancien footballeur et actuel sénateur, Geroge Weah n’a toujours pas été annoncé vainqueur des élections présidentielles dans le pays. Les résultats de la présidentielle au Libéria, tenue mardi sont en effet attendus aujourd’hui après un report de 24 heures dû à des défaillances d'organisation. « La Commission électorale nationale (NEC) n'a pas pu donner mercredi comme prévu de premiers résultats, invoquant des défaillances en matière d'organisation, qui devraient nécessiter un nouveau vote dans une circonscription du nord du pays », a reconnu son président, Jerome Korkoya.

Dans une déclaration à la presse, le responsable a affirmé que « La NEC ne devrait pas être en mesure de commencer à publier les résultats mercredi. Nous espérons pouvoir débuter ce processus jeudi », avait indiqué le responsable de commission tout en déplorant « des indications erronées fournies par les agents électoraux dans les files d'attente ». Toutefois, le système électoral dans le pays donne souvent lieu à un deuxième tour des élections même si l’ancien ballon d’or et icône du football africain reste en pole position pour succéder à la présidente sortante, Johnson Sirleaf, première femme élue chef d'Etat en Afrique.

Marquées par une forte participation, ces élections ont servi également pour renouveler les 73 sièges de la Chambre des représentants. De son côté, la présidente sortante, 78 ans, qui ne pouvait plus se représenter après deux mandats de six ans, avait estimé que le Liberia était "prêt pour la transition". Mme Sirleaf, prix Nobel de la paix 2011, avait déjà appelé lundi les Libériens à mesurer « le chemin parcouru » depuis la guerre civile qui a fait quelque 250 000 morts entre 1989 et 2003.

Date 12/10/2017

Georeges Weah est en pôle position pour remporter l’élection présidentielle qui se tient ce jour au Libéria. Il se détache assez nettement par rapport aux autres 19 candidats qui lui font face.

Georeges Weah est en pôle position pour remporter l’élection présidentielle qui se tient ce jour au Libéria. Il se détache assez nettement par rapport aux autres 19 candidats qui lui font face.

Toutefois des surprises sont toujours possibles dans ce pays où la corruption fait des ravages. Un deuxième tour pourrait avoir lieu et ouvrirait la porte à toutes sortes de marchandages. En réalité nombre de candidats se sont lancés dans la course dans cette perspective.

Il n’en demeure pas moins que c’est bien une nouvelle page de la politique libérienne qui s’ouvre avec le départ de la première femme élue démocratiquement présidente en Afrique et qui a servi deux mandats jusqu’au bout.

Le bilan de Mme Johnson-Sirleaf est cependant mitigé. La paix s’est installée dans le pays qui a réussi à vaincre l’épidémie terrifiante d’Ebola. Mais les questions sociales et économiques restent un casse-tête dans un petit pays miné par la misère. Plus de 60% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Mme Johnson-Sirleaf a échoué avec ses recettes de la banque mondiale. Le nouveau président(ou la nouvelle) devra essayer autre chose pour changer la donne.

Il avait été reproché à Weah son inexpérience, il y a maintenant plus de dix ans. Cet argument ne tient plus. Même si rien n’est garanti avec lui comme avec un autre. Les tentations du pouvoir, notamment dans ces petits pays pauvres sont nombreuses. Les exemples de la Gambie de Yaya Jammeh ou encore de la Sierra-Leone, voire de la Guinée-Bissau sont tristement édifiants.

Le Libéria a connu une guerre civile dévastatrice et n’est pas à l’abri d’une rechute si le pouvoir n’est pas bien tenu c’est à dire démocratiquement.

Mme Sirleaf-johnson a prouvé que c’était possible. Son successeur doit continuer dans cette voie politique et ne pas tenter le diable. Les institutions du pays sont-elles assez fortes pour cela ? Il va falloir juger en passant au tamis de la critique les actes des uns et des autres.

Le Libéria est à une étape cruciale de sa mue politique : si la présidentielle se passe bien et que les résultats sont acceptés par tous ; alors un nouveau départ démocratique sera acté et renforcé. Il ne faut pas oublier non plus les législatives qui se tiennent en même temps et qui seront un révélateur des forces politiques réelles en présence.

Le monde entier a les yeux rivés sur le Libéria. À ses citoyens de relever le défi de réussir ce nouveau rendez-vous avec l’Histoire.

Date 10/10/2017

Le seul ballon d’or FIFA africain, Georges Weah a de grandes chances de remporter la présidentielle du 10 octobre dans son pays.

Le seul ballon d’or FIFA africain, Georges Weah a de grandes chances de remporter la présidentielle du 10 octobre dans son pays.

Après un échec honorable en 2005(il avait obtenu plus de 40% des voix) et une défaite en 2011 en tant que candidat à la vice-présidence, « Mister Georges » semble en mesure de s’imposer cette fois. Il a eu le temps d’apprendre et de structurer son parti pour proposer le changement aux libériens. Et il pourrait transformer un nouveau pénalty, politique cette fois, car sa candidature sort du lot par rapport à ses 19 concurrents.

Il y a aussi que Mme Eleen Johnson Sirleaf, la présidente sortante a tout de même déçu après deux mandats de 5 ans chacun. Certes la paix s’est consolidée et l’épidémie dévastatrice d’EBOLA éradiquée mais la pauvreté reste endémique et la situation sociale globale très préoccupante. Ex-employée de la Banque mondiale, Mme Johnson n’a pas fait décoller son pays. Loin de là. D’ailleurs la Banque mondiale et le FMI n’ont ni fait décoller ni développer aucun pays. Leurs recettes économiques ne sont pas pertinentes si on les analyse dans cette perspective.

On comprend alors que les pays du Sud se tournent de plus en plus vers l’option chinoise qui, elle marche ; même si Pékin fait aussi du capitalisme pur et dur. C’est dire que, cette fois le « manque d’expérience » de Weah ne sera plus un argument solide. L’homme a eu 12 ans pour apprendre sur le terrain et, en tant que sénateur depuis 2014.

La question est de savoir s’il a fait le bon choix en la personne de Jiwel Taylor(comme candidate vice-présidente), ex-épouse du tristement célèbre Charles Taylor condamné à 50 ans de prison pour crimes contre l’humanité par la CPI ? Evidemment l’ex-épouse n’est pas coupable des crimes de son ex-mari mais les adversaires de Weah ne vont pas se gêner.

Le certain est que le Libéria a besoin de changement pour mettre en valeur son potentiel économique qui n’est pas négligeable. Ce pays fondé par des Américains(sur le plan officiel et administratif) est, avec l’Ethiopie, resté indépendant depuis. Il est donc sans passé colonial à proprement parler. Même si les noirs américains qui s’y étaient implantés ont eu des comportements de colons par rapport aux populations autochtones. C’est une réalité socio-politique du Libéria qui demeure et que la démocratisation effective est entrain de balayer.

Weah est donc en pole position mais rien n’est encore joué. Il vient de faire une tournée dans les pays voisins du Libéria et a été relativement bien accueilli. C’est un bon signe.

Date 28/09/2017