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CASAMANCE : ENTRE RÉBELLION ET PILLAGE ÉCOLOGIQUE
13 bûcherons ont été retrouvés morts, tués par balles ou à l’arme blanche, samedi dernier dans la forêt de Bourofaye. 13 bûcherons ont été retrouvés morts, tués par balles ou à l’arme blanche, samedi dernier dans la forêt de Bourofaye.

La tragédie qui vient de frapper la région de Ziguinchor fait couler beaucoup d’encre mais tout semble indiquer que le trafic de bois est au cœur du drame. Que des rebelles du MFDC y soient impliqués ou pas.

Les preuves de l’existence d’une mafia bien organisée pour exploiter clandestinement le bois de tek, très recherché sont légion. L’ex-dictateur gambien Yaya Jammeh était l’un des barons de cette activité criminelle qui a dévasté la forêt casamançaise. Mais son départ du pouvoir n’a pas arrêté ses complices car l’affaire est particulièrement juteuse.

Toutefois cette activité illicite n’est pas la seule menée dans cette région couverte de végétation, avec de nombreux cours d’eau ; une situation géographique qui permet aux criminels de commettre leurs forfaits et d’échapper aux forces de sécurité. Et ce d’autant que les frontières du Sénégal et, de la Guinée-Bissau y sont faciles à traverser.

C’est bien ce contexte spécifique qui a permis aux rebelles de résister aussi longtemps aux soldats de l’armée régulière et qui favorise tous les trafics de bois, d’armes, de drogues etc... La rébellion n’est plus qu’un cache sexe pour des activités de grand banditisme qui gangrènent toute la région.

Cela explique aussi la lenteur des négociations de paix sans oublier toutes les soi-disant bonnes volontés qui prospèrent dans la « médiation ». Tous ces gens-là ne sont pas pressés de voir la page du conflit tournée définitivement. Aucune personne sérieuse ne croit plus que cette rébellion fantasmée ait une quelconque chance de succès. Elle n’a jamais eu aucun soubassement réel.

En son temps, tous les arguments farfelus mis en avant par les tenants de la rébellion ont été battus en brèche. La région naturelle de Casamance est partie intégrante du Sénégal et cela ne fait plus l’objet d’aucun débat. Maintenant il s’agit de bâtir une paix durable et d’aider les rebelles encore dans le maquis à se réinsérer dans la vie active de manière honorable.

Le gouvernement du Sénégal y travaille avec sérieux et persévérance. La tragédie de Bourofaye ne devrait pas être récupérée par les rares partisans de la fuite en avant, orphelins du pyromane Yaya Jammeh.

Evidemment l’armée sénégalaise a le droit et le devoir de pourchasser les auteurs de ce lâche assassinat, de les arrêter et de les livrer à la justice. L’action est en cours. L’espoir est permis de voir les criminels faire face à la justice.

Date 09/01/2018